jeudi 23 juin 2016

Retour de la Réunion

Clémence passe le contrôle des bagages à l’aéroport de Saint Denis de la Réunion. Elle dépose son petit sac à dos dans le casier ainsi que ses papiers.
-        Le contrôleur : Madame, déchaussez-vous !
-        Clémence (tout sourire) : Euh, je n’ose pas.
-        Le contrôleur : Et pourquoi ?
-        Clémence : Mes chaussettes sont toutes trouées !
-        Le contrôleur (ricanant) : Vos pieds prendront un peu plus l’air !
Clémence (regardant ses chaussures de randonnée à grosses semelles) : Je dois tout délacer…
-        Le contrôleur (avec agacement) : Nous avons tout notre temps.
Clémence commence à s’exécuter mais montre des difficultés à délacer la première chaussure.
-        Clémence (écarlate) : J’ai trop serré le lacet.
-        Le contrôleur : Vous voulez un cutter ? Justement, je viens d’en récupérer un dans le bagage d’un passager.
Clémence finit par ôter ses chaussures. Ses chaussettes ne sont pas trouées.
-        Le contrôleur (dubitatif) : c’est merveilleux. Elles se sont recousues toute seules !
-        Clémence  : J’avais oublié que je les avais  changées avant de partir.
-        Le contrôleur : Posez vos chaussures dans le casier.
Clémence fait ce qu’il lui dit et s’apprête à passer sous le portique. Le contrôleur l’arrête.
-        Le contrôleur : Quelque chose bouge dans une chaussure.
Il sort un cutter de sa poche et ouvre la semelle. Quelque chose s’échappe.
-        Le contrôleur : Un lézard ?
-        Clémence  : C’est un margouillat ! Ne lui faites pas de mal.
Le contrôleur essaie d’attraper la bestiole qui coure sur le tapis.
Clémence passe sous le portique. Signal sonore. Le contrôleur ne sait plus quoi faire.
-        Le contrôleur : Surtout ne bougez pas !
-        Clémence  : Mais je veux le récupérer !
-        Le contrôleur : C’est interdit de le transporter
Il regarde le lézard disparaitre dans la zone de contrôle et fouille Clémence. Il sort un tube de rouge à lèvres de la poche de la jeune femme. Celui-ci est dans un bel étui métallique.
-        Le contrôleur (inspectant l’objet) : Vous aimez vous faire remarquer !
-        Clémence  : C’est interdit ?
-        Le contrôleur (énervé) : Allez, filez !
Clémence se rechausse. Elle clopine, une de ses chaussures s’affaisse.
Elle regarde le public en aparté.
-        Clémence  : Ouf ! Quelle belle diversion ! Il n’a pas vu le plant de tamarin...
Catherine




Impression de Lupango

Lupango, Depardon 1994
Me voilà à Lubango en Angola, marchant tranquillement afin de capter ces scènes de rue qui révèlent une atmosphère locale.
Face à moi, une petite fille me frappe. Elle parait désemparée. Bouche-bée, elle regarde la poupée nue qu’elle tient par la seule jambe qui lui reste. Elle voit avec désarroi son jouet détérioré. Une autre fille plus grande la regarde. Que s’est-il passé ? Une dispute, une malveillance ? La jeune enfant a-t-elle cherché à défendre sa seule poupée, plus qu’un objet pour elle ? Portant une robe écossaise où est posé de travers un T-shirt tâché, elle reflète une certaine pauvreté.

Et pourtant l’ambiance parait sereine autour. Des personnes de dos marchent calmement dans la rue où immeubles plus ou moins entretenus côtoient une maison à bow-window reflétant une certaine aisance. Des murets blanchis à la chaux en mauvais état bordent un jardin public où un homme est assis. Fait-il la sieste dans cette chaleur pesante ? En tout cas, il ne montre aucune réaction à proximité de la scène dont  je viens de parler.

Si le ciel est moutonneux, des ombres rappellent que le soleil est bien là, caché mais puissant. Comme ce camion bâché au loin rappelle que la guerre civile n’est pas loin.

Je réalise que j’observe un pays où la récente mais faible modernité voisine avec le dénuement d’une grosse partie des habitants.

Catherine

lundi 6 juin 2016

La prison / La maison

L'ENFANT PRISON
La mignonne de cinq ans ne comprend pas pourquoi sa vie est si triste ? Sa maman à de beaux ongles.
Si on lui demande ce que fait sa maman, elle dira... elle fait ses ongles... Mais quoi encore interroge-t-on ?... elle se fait les ongles rouges...

L'enfant est seule dans sa souffrance et sa solitude. "L'enfant-prison", diraient les adultes. Si elle pouvait analyser sa vie, elle dirait qu'elle est sans amour.

Son père n'a que faire d'elle, elle l'ennuie, le fatigue, l'énerve. Alors pour lui montrer qu'il est le plus fort, il la martyrise. Bien sûr, elle ne pleure jamais, elle laisse ses larmes au fond de son coeur, elle fait semblant... Mais elle à envie de crier.

Sa vie c'est quoi ? la misère dans un appartement triste, une rue sale où la pluie n'efface pas la crasse. Et puis quoi ?? elle est souvent dehors, seule derrière la grille de l'immeuble. Elle ne joue pas beaucoup, n'a pas d'amis. Elle reste là à regarder le trottoir d'en face et aujourd'hui, cet homme bien habillé qui la prend en photo, la regarde, lui sourit. Dans l'objectif de son appareil, il ressent de la tristesse pour cette enfant, son coeur saigne, il a compris l'injustice, il sait, il est passé par là ! Il a envie de la prendre dans ses bras, lui dire que la vie ce n'est pas cela. Allez ma mignonne, ris, danse, oublie tout pour un moment ! Juste un petit moment !


LA MAISON DOUCE
La maison somnole dans la tiédeur du petit matin d'été. Le jour n'est pas encore levé et pourtant des effluves de roses parfumées montent du jardin. Les fleurs à peine écloses attendent le rayon de soleil, distillant déjà leurs arômes légers. Le lilas n'en peut plus de porter toutes ces grappes, il plie, se tord, si fier de sa parure chatoyante.
Les pâquerettes timides sortent à peine de terre, s'amusent entre elles, se poussent, se bousculent pour avoir la meilleure place au soleil, leurs pétales transparents dans le jour à peine à naître éclatent de blancheur, la journée sera belle.

Les enfants dorment encore dans leur lit douillet. Le petit Paul, presque encore un bébé, bercé par ses rêves, respire doucement les lèvres entrouvertes. Son souffle est chaud, odorant comme un bonbon. Sa peau délicate luit dans le clair-obscur de la chambre. Un sourire éclaire son visage.

Surtout ne pas faire de bruit, ne pas troubler son sommeil. Et toi, ma fripouille, mon coeur, il n'est pas encore venu le temps du réveil et, dans la chaleur de tes draps, tu transpires un peu, tes courts cheveux blonds sont humides, tu as chaud, tu es bien et c'est bon. Une odeur de vanille t'enveloppe, parfumant ta chambre. Je sais que tout à l'heure, dans peu de temps, ce sera l'aube avec ses couleurs, ses bruits, le tintamarre des oiseaux, trop forts, trop stridents, c'est la vie qui commence si tôt déjà, si belle.

Et puis, l'odeur âcre du café parfumera la cuisine, s'insinuera dans les placards, sous les portes. Je prendrai la première tasse dans la maison endormie, je savourerai cet instant seule, si bien, je me brûlerai sûrement la
langue et je recommencerai.

Et puis un rire d'enfant, puis un autre, des piétinements de petits pieds courant dans le couloir vers le chocolat chaud qui déroule ses délicates odeurs. Leurs papilles déjà en émoi, mes petits entreront dans la cuisine riant, criant,se bousculant, heureux, les joues rouges. C'est la vie qui entre comme une cascade de bonheur. Mes
chéris, mes amours, je garderai toujours en moi ces petits moments rares. Surtout, ne grandissez pas trop vite.

Danièle Bellanger

Le colporteur / le clochard

Je suis né en 1830, moi, le colporteur, nul ne connaît mon nom, je n'en ai peut-être jamais eu.
Mes parents vivaient auprès des rats et des détritus, pauvres gens, pauvre vie.
La chaleur, la puanteur, la misère étaient notre lot. Notre nourriture se composait de ce que nous arrivions à chaparder sans nous faire prendre. Quelquefois, un petit vendeur au grand cœur nous offrait de quoi ne pas mourir de faim.
C'est ainsi que j'ai grandi, pouilleux mais débrouillard.

Maintenant, seul, mon panier sous le bras, je vends ce que j'ai acheté aux maraîchers le matin.
Je marche sur les pavés de Paris, mon chez-moi.
Je suis connu, on m'appelle : « Hé, colporteur ! Qu'as-tu dans ton panier qui pourrait faire mon affaire ? Surtout ne me vole pas ! Je connais les prix ! »
Bien sûr, je les vole, c'est mon métier ; souvent, je ramasse des légumes un peu défraîchis… Et alors !!!

En fin de journée, bien fatigué, lorsque les bruits de la ville deviennent moins forts, soyeux, si j'ai eu  la chance de ramasser un mégot de riche dans le caniveau, je me roule une cigarette.
Et ça, vous pouvez me croire, c'est le bonheur.
Mon bonheur à moi, pauvre colporteur.


Le colporteur, Danièle Bellanger

La pluie tombait dru, froide sur l'homme inconscient des gouttes s'insinuant dans son dos.
Le visage ruisselant, les épaules voûtées semblant lutter contre le vent.
Il était, seul, ignoré, oublié du monde. Sa vie à lui, c'est la rue, la cavale, la peur.  Bien sûr il a commis des erreurs, impossible de revenir en arrière, trop tard il le sait bien ...
S'il pouvait tout reprendre? Sa maison, son travail insipide mais qui faisait de lui un homme. Et surtout les siens, qu'il aime tant - ce qu'ils lui manquent ! Pourquoi l'ont il abandonné ?
Il a fait des bêtises, des grosses, de celles qui gâchent une vie, dont ont ne sort pas indemne. Maintenant sous la pluie, il tremble de froid, de peine, de dégoût de lui-même, des autres. Il a faim, il a soif, même le mauvais vin acheté chez l'épicier n'arrive pas à l'enivrer pour lui faire oublier qu'il est seul. Ce soir il dormira dans un coin de rue, qu'importe l'endroit, couché par terre.
Les passants l'ignoreront, ne le verront même pas.
Et la pluie continuera de tomber.

Le clochard, Danièle Bellanger 

vendredi 3 juin 2016

Restitution des ateliers 2015/16

La restitution des ateliers mensuels aura lieu le samedi 25 juin à 15h30 à la bibliothèque municipale de Senlis : lecture publique de quelques-uns des textes écrits cette année dans le cadre de l'atelier, et séance de questions-réponses sur l'écriture en atelier.

dimanche 3 avril 2016

Mille mercis

Mille mercis à la compagnie Les Tréteaux de Saint-Rieul et aux pianistes de l'école municipale de musique de Senlis, qui ont pris en charge avec brio la pièce "Petites pièces montées" d'après la vie d'Erik Satie, au restaurant Ma Nature, le 1er avril, lors du festival "Senlis fait son théâtre". Un beau moment impressionniste (à moins que ce ne soit cubiste ? - un peu dada, en tout cas !) où les voix et les notes se sont tressées pour redessiner le portrait du compositeur d'Arcueil.

Merci aussi à l'atelier ados de la compagnie Tous en scène, dirigé par Angélique Elèque, qui a proposé une lecture théâtralisée et déjà très aboutie de "Le Rôle de leur Vie", le lendemain, à la mairie. Une version théâtrale sera proposé le samedi 11 juin au Prieuré Saint-Maurice de Senlis.

Ces deux pièces ont été écrites dans le cadre des chantiers de création dramatique de la bibliothèque municipale de Senlis, l'un en octobre dernier, l'autre en février. Chacun de ces ateliers d'écriture réunissait, sur cinq demi-journée, une dizaine de participants désireux de mieux connaître les possibles et les contraintes de l'écriture théâtrale.

dimanche 20 mars 2016

Les ateliers d'écriture font leur théâtre !

Dans le cadre de la 5ème édition du festival "Senlis fait son théâtre", des compagnies senlisiennes s'emparent des textes écrits par les participants aux chantiers de création dramatique d'octobre et février. Venez écouter 2 lectures théâtralisées :
- vendredi 1er avril à 18h30 au restaurant Ma Nature, Place Henri IV (à côté de la mairie) à Senlis : "Petites pièces montées" par les Tréteaux de Saint-Rieul et l'école municipale de musique de Senlis > + d'infos
- samedi 2 avril à 18h30 à l'Hôtel de Ville de Senlis : "Le Rôle de leur Vie" par l'atelier ados de la compagnie Tous en Scène > + d'infos.

+ d'infos sur le le festival (Pass de 10 euros à retirer dans différents points de la ville) et programme à télécharger > ici

mardi 8 mars 2016

Dernières dates pour la saison

Pour l'atelier d'écriture à la bibliothèque de Senlis, les dernières dates sont :
- le samedi 19 mars
- le samedi 23 avril
- le samedi 28 mai
(de 14h30 à 17h)
Inscriptions auprès de la bibliothèque de Senlis

... et le samedi 25 juin, lecture publique, par les participants qui le souhaitent, de leurs textes écrits pendant l'année. Entrée libre.

mardi 16 février 2016

Chantier de création dramatique : théâtre ados

Après octobre dernier où le chantier de création dramatique s'était attelé à écrire une pièce sur Erik Satie ("Petites pièces montées", qui sera lue en public au salon de thé Ma Nature de Senlis, place Henri IV, le vendredi 1er avril à 18h30, dans le cadre de "Senlis fait son théâtre", par la compagnie Les Tréteaux de Saint-Rieul), nouveau défi en février :

Ecrire ensemble, toujours en 5 demi-journées, une pièce à destination d'un public adolescent cette fois, jouable par une distribution de six jeunes comédiennes issues de l'atelier théâtre de la compagnie Tous en Scène, qui répéteront sous la houlette d'Angélique Elèque.

Mission réussie ! A l'arrivée, une pièce d'environ 35 minutes, intitulée "Le Rôle de leur vie". Rendez-vous le samedi 2 avril après-midi à la Mairie de Senlis, dans le Salon d'Honneur, pour découvrir le fruit de notre écriture collective !

samedi 9 janvier 2016

Maison bourguignonne

La Bourgogne.

Toujours en famille.
Tous les étés ou presque.
Pour un jour, une nuit, une semaine ou un mois.
En étape sur le chemin des vacances ou comme destination.
Il y a toujours du monde.
Cette grande maison blanche, carrée et pas très belle. Accolée à une cave, une grange ouverte, ce qu'on appelle l'écurie. Qui en était une il y a bien longtemps, qui ne l'est plus depuis un bon moment et qui ne sert plus qu'à remiser du bois.
Le crépi disparaît petit à petit au profit de pierres cachées jusque là.
Cette maison a abrité tant de monde, a accueilli tellement d'enfants et parents, a hébergé un nombre infini de moments qu'on ne peut pas oublier.
Les vacances ont un goût de vivre-ensemble. On y retrouve les oncles et tantes, les cousins, les parents détendus, ou pas, les grand-parents qui s'inquiètent pour tout et tout le monde. Serons-nous bien couchés ? Qu'allons-nous manger ? Combien de temps allons-nous rester ? Comment allons-nous nous occuper ?
Les inconvénients liés à la promiscuité sont oubliés grâce aux moments de partage.
Les repas revêtent une importance particulière. Ils structurent notre journée et sont le symbole de notre volonté d'être ensemble.
Petit déjeuner. Réveil en douceur. Chacun à son heure. Le dernier débarrasse la table.
Le déjeuner. Dont on s'inquiète dès 10h, qui sera le prétexte à une virée en ville à 10km de là, et qui nécessitera 1h30 de préparation en cuisine ou derrière le barbecue.
Le dîner. Fait de restes, qui précède les soirées jeux. Rami, Pictionnary, Tarot,...
Cette maison ne connaît la télévision qu'en location pour que mon grand-père puisse somnoler devant le Tour de France tous les après-midis pendant que nous vadrouillons dans la campagne environnante. Ensemble. Toujours.

A.D.

mercredi 6 janvier 2016

Une odeur d'enfance...

D'abord, un vacarme épouvantable : les énormes gouttes de pluie tropicale tapent en staccato serré sur le toit de tôle de la maison, rebondissent, s'écrasent, glissent le long des rainures métalliques, et finissent par former un rideau liquide et néanmoins compact devant mes fenêtres grillagées dépourvues de vitres : il n'y a pas le moindre écran entre moi et les bruits de l'Afrique, là-dehors.

La pluie épaisse joue sa partition sauvage, tambourine sur la tôle avec une violence toute équatoriale, de celle qui fait résonner les tams-tams au fond de la savane, violence du soleil blanc et brûlant, violence du courant fou des rapides du fleuve qui vont se briser là-bas, dans une chute vertigineuse, toute cette violence est là, au-dessus de ma tête. Elle résonne dans ma gorge, elle bat tout au fond de mon cœur.

L'eau s'écrase avec un bruit mat dans la terre rouge et verte du jardin, puis disparaît. Par endroits, elle reste au-dessus, forme une flaque jaune sale où les gouttes créent des cercles qui grossissent, s'entrecroisent, se propagent, s'absorbent les uns les autres.

Aussi brusquement qu'elle a commencé, la pluie s'arrête, d'un seul coup : le silence se pose partout, un silence vaguement angoissant, comme après une catastrophe. Les battements dans mon corps se calment doucement, laissant s'installer le silence là aussi.

Alors, de la terre chaude et meurtrie, monte à mes narines une odeur de mangues pourries, d'herbe humide toute fumante, de tôle rouillée, et par-dessus tout ça, le parfum entêtant des fleurs du frangipanier qui ombre la terrasse, où se mêlent l'humus lourd et collant des tropiques avec la délicatesse et la légèreté du vol du colibri devant la gracieuse  étoile jaune et blanche.


Anne Girard

dimanche 3 janvier 2016

Un nouveau présent

Manon,

Me voici enfin arrivée sur ce sol indien que j’attendais avec tant d’espoir !
Le voyage s’est bien passé avec la routine des embarquements, le brouhaha de l’aéroport et le passage des contraintes administratives.
Me voici enfin arrivée !
Une bouffée de chaleur me saisit à la descente de l’avion.
Avant de rejoindre la vie grouillante et trépidante de la ville, mon hôte me propose de prendre un peu de hauteur et de nous rendre dans ce site touristique qui domine la métropole.
Imagine devant toi, dans un ciel plus que bleu se trouve au premier plan, un arbre immense. Son tronc rugueux, ridé et ses longues branches effeuillées  met en perspective les nombreux monuments qui longent des remparts. Avec cette pierre ocre, base commune de ces constructions, la vue est séduite par la richesse des formes architecturales : habitations anciennes, temple, tour penchée comme à Pise !
Et puis, bien sûr en Inde, les vaches sacrées ! Quelle surprise dans ces ruines au milieu de pelouses quasi anglaise et de sorte de buis parfaitement taillés.
Ce premier contact me rejoint dans mon for intérieur à travers cette opposition entre le passé et le futur. J’ai quitté la France pour quitter ce passé et j’apprécie de me retrouver dans cette ambivalence de l’aspect historique qui s’oppose à la modernité de la ville que nous surplombons et ce côté décalé des vaches et de cette pelouse anglaise dont le jaunissement à certains endroit montrent la vigueur du climat indien.
Tu le sais comme moi : je suis là pour construire un nouveau présent qui j’espère saura trouver de nouvelles racines à l’image de cet arbre majestueux dont émane une douceur apaisante.

Isabelle

dimanche 13 décembre 2015

Prochaines dates

Les prochaines dates pour les ateliers d'écriture début 2016 :
- pour l'atelier découverte : samedi 9 janvier et samedi 6 février
- pour le chantier de création : du samedi 6 février au samedi 13 février

Horaires précis, informations, réservations : Bibliothèque municipale de Senlis